Lettre morte
09 septembre 2009
Montebourg l'a dit et la parution de l'avant dernier (celui de J. Dray est en cours) brûlot sur la PS confirme les interrogations: pourquoi, en dix mois, la première secrétaire n'a-t-elle pas cherché à réformer les procédures en vigueur au PS, montrées du doigt en novembre dernier? Pourquoi n'a-t-elle pas repris la main face aux accusations en chamboulant les habitudes d'un autre temps qui règnent en son sein?
En décembre dernier, elle promettait déjà des "nouvelles pratiques transparentes" et la "création d'une commission d'organisation" des scrutins internes, qui sont restées lettre morte. Ce samedi aura lieu le conseil national du PS qui doit préparer la consultation des militants du 1er octobre. Les questions soumises à la base devraient être validées. Y en aura-t-il une sur l'organisation des scrutins internes? Dans le contexte actuel, cela paraît difficile à esquiver.
En étouffant l'épisode du vote lors du congrès, au nom de l'apaisement dans l'appareil, la direction a pris le risque de voir ressurgir ce passé tel un boomerang. C'est ce qui arrive aujourd'hui. A l'université d'été de la Rochelle, Aubry a timidement annoncé que des mesures seraient prises pour assurer la "sincérité" des élections internes sans aller plus loin.
La solution (la plus responsable ?) serait que la direction en prenne acte et en tire les conséquences. Mais ce n'est pas le chemin sur lequel elle s'engage.
Une autre solution serait d'acter la « rénovation » du parti de façon urgente et de reconstruire tout le fonctionnement du parti afin que ce dernier apparaisse aux yeux des Français comme exemplaire.
La pire des choses serait d'ignorer le ressenti des militants au risque de faire perdre au parti le peu de forces qui lui reste.
Le futur est d'ores et déjà engagé : la direction du parti a son destin entre les mains et se doit de mettre en accord ses actes avec ses paroles.
Revue de presse du 09/09/2009
Tricherie
Pas d'éléments probants
Bourrage d'urnes au PS
PS au pied du mur
Pas interdit!
Front de gauche:ça cahote
"On brasse de l'air"(H. Emmanuelli)
Cohn Bendit a pardonné Bayrou
Retraite des mères: ça se précise
Français: optimistes!
Taxe carbone: toujours non
1 commentaire
Rendons à Ségolène, son droit à gérer ce parti....il en a besoin d'urgence...Il n'y a pas de question à se poser....Soit M.A. démissionne et on comprendras soi elle s'explique...
A minuit Ségolène détenait 55% des voix les choses étaient entendues et au réveil, du petit matin M.A. est élue....de peu mais élue....usurper un titre c'est facile....être capable de le gérer, c'est aut'chose
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