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05 mai 2009

L'avenir des gauches en Europe

La conférence d’Athènes sur "L’avenir des gauches en Europe", à laquelle participera Ségolène Royal, est le fruit d’un travail commencé en 2008 avec Christos Lambrakis, Président du groupe de presse de centre gauche Lambrakis, et Georges Papandréou, Président du PASOK et de l’Internationale socialiste.

Le 2 octobre 2008, Ségolène Royal, qui vient de publier avec Alain Touraine l’ouvrage Si la gauche veut des idées, est invitée par Christos Lambrakis à s’exprimer sur La gauche dans la mondialisation.
Le discours, prononcé deux semaines après l’effondrement de la Banque Lehman Brother, décrypte la crise financière, anticipe ses conséquences et propose, six mois avant le Sommet du G20 de Londres, des pistes audacieuses de réforme du capitalisme financier.

Devant le succès de la conférence, le groupe Lambrakis propose à Ségolène Royal de contribuer, aux côtés des quotidiens To Vima (Grèce) et El Païs (Espagne) à l’organisation d’un grand
colloque sur l’avenir des gauches en Europe, quelques semaines avant les élections européennes. Associant témoignages d’experts et intervention de grandes personnalités politiques européennes, la conférence examinera les défis auxquels l’Europe et les gauches européennes doivent faire face.

Alors que les idées de gauche n’ont jamais été autant d’actualité, les progressistes européens ne sont au pouvoir que dans deux pays de l’Union.

Au-delà des spécificités nationales, comment expliquer cette situation ? La gauche européenne doit-elle inventer une nouvelle forme de radicalité ? Quelle offre politique doit-elle faire pour convaincre à nouveau le plus grand nombre ? Quelle vision de l’Europe les gauches doivent-elles proposer ? Autant de questions auxquelles la conférence, introduite par  Georges Papandreou et Ségolène Royal, tâchera de
répondre.

Retrouvez
le dossier spécial sur la conférence "L'avenir des gauches en Europe" sur le site de Désirs d'avenir.

Emules...

Par l’équipe de Ségolène Royal

Quelle surprise de lire ce matin, dans Les Echos et dans la bouche d’un éminent porte-voix de l’UMP, Michel Barnier: « Je suis pour un ordre juste en Europe. Le monde ne sera pas stable s’il n’est pas juste. »

On pourrait évidemment se féliciter que le coordonnateur de la campagne de l’UMP pour les Européennes reprenne à son compte un thème qui nous est cher et que Ségolène Royal défend depuis plusieurs années maintenant.

On pourrait se féliciter que l’UMP reconnaisse enfin que le leitmotiv de la campagne présidentielle socialiste de 2007 est une conception politique digne d’intérêt.

On s’en féliciterait, en effet, si Michel Barnier ne faisait pas partie d’un gouvernement qui foule aux pieds cet idéal et qui répond aux ordres d’une présidence marquée du sceau de l’injustice et du désordre.

Comment Michel Barnier peut-il plaider pour un quelconque ordre juste alors que  Nicolas Sarkozy et l’UMP continuent de défendre les intérêts d’un clan au détriment de l’intérêt général ?

Quand Barack Obama supprime les niches fiscales et nettoie le code des impôts, Nicolas Sarkozy étend les dispositions introduites avec le paquet fiscal et louvoie pour ne pas légiférer sur les rémunérations des dirigeants d’entreprise.

C’est cela que Monsieur Barnier appelle l’ordre juste ?

Reprendre les idées des autres n’a d’intérêt que si on en a vraiment compris le sens…