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16 mai 2009

François Rebsamen : Martine Aubry doit accentuer sa présence

Sénateur-maire de Dijon, proche de Ségolène Royal, François Rebsamen prône un « second souffle » pour la campagne socialiste. 

Comment jugez-vous la campagne européenne du PS ?
Pour le moment, on a l’impression que la parole socialiste ne porte pas, sans doute parce que l’UMP s’efforce d’éviter la confrontation et table sur une abstention massive qui lui profiterait. Il est temps que notre campagne prenne un second souffle.
 
Comment relancer la machine ?
Les meetings ne suffisent pas. Il faut une campagne de terrain, de porte à porte, de distribution de tracts sur les marchés avec le déploiement d’un matériel de campagne efficace. Une campagne qui s’appuie davantage sur nos militants pour convaincre, faire connaître nos propositions et mobiliser les électeurs.
 
L’argument du vote sanction peut-il porter ?
Je doute qu’une majorité de Français aille voter uniquement pour sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy. Pour motiver notre électorat profondément européen, qui veut une Europe de croissance durable, social-démocrate, nous devons d’abord mettre en avant nos objectifs et les propositions communes aux 27 Partis socialistes européens.
 
Quid de François Bayrou ?
Il a choisi l’antisarkozysme. C’est insuffisant, surtout dans cette période de crise profonde du capitalisme libéral. Il ne suffit pas de s’opposer, il faut proposer pour répondre aux attentes des Français.
 
L’objectif du PS, entre 20 et 22 %, vous semble-t-il à la hauteur ?
Le grand parti de l’alternance et de la gauche ne peut se contenter aujourd’hui d’une ambition modeste. Il doit se donner comme objectif d’être le premier parti de France, devant l’UMP. Si l’UMP arrive en tête au soir du 7 juin, Nicolas Sarkozy va présenter ce score comme un quitus de sa politique et s’en servir pour amplifier cette politique néfaste pour notre pays. Je rappelle que, depuis 1979, le parti d’opposition est toujours arrivé en tête, parfois très largement, à l’élection européenne.
 
Comment jugez-vous l’implication de la première secrétaire dans cette campagne ?
Il faut que Martine Aubry accentue sa présence pour soutenir nos listes, et qu’elle rassemble davantage les socialistes. Je pense que la présence de Ségolène Royal serait un atout dans cette campagne.

15 mai 2009

Quel avenir commun pour l’Afrique et l’Europe au XXIe siècle ?

Université Populaire Participative
lundi 18 mai 2009 - 18h30-21h30
Théâtre Dejazet, 41 bd du Temple - Paris 3e

Cette deuxième session de l’Université Populaire Participative, après celle sur la fraternité du 29 avril 2009, prolonge les débats soulevés par Ségolène Royal dans le discours prononcé à Dakar, le 6 avril 2009.

Deux grands témoins, Stéphane Hessel pour l'Europe et Elikia M'Bokolo pour l'Afrique, nous feront l'honneur de leur présence, aux côtés de nombreux intellectuels africains et européens:

Souleymane Bachir Diagne, Achille Mbembe,Daniel Maximin, Lazare Ki-Zerbo,Pierre Boilley, Alice Cherki, Catherine Coquery-Vidrovitch, Jean-François Bayart.

Lors de cette soirée exceptionnelle, ils viendront dialoguer avec nous sur les relations entre l’Afrique et l’Europe. Plus que jamais en effet, nous devons inventer le monde de demain, et travailler sur un projet. C’est ce que nous faisons.

Les débats seront intégralement retransmis sur le site de Désirs d’Avenir, pour que le débat se poursuive partout en France. Merci à tous ceux qui le peuvent de venir nombreux, pour accueillir les intellectuels africains qui nous font l’honneur de leur présence.

Programme de la soirée :
 
  • Ouverture par Ségolène Royal
  • Grand témoins : Elikia M'Bokolo et Stéphane Hessel
  • Table ronde (coordonnateurs : Najat Valaud-Belkacem et Salim Abdelmadjid)
  • Conclusion par Jean-Pierre Mignard