14 juillet 2009
Du neuf avec du neuf!
Faire du neuf avec du vieux, tenter de renouer avec l'idée de la "gauche plurielle", cette formule magique qui a parfaitement fonctionné en 1997, sur une erreur stratégique de J. Chirac, la dissolution, mais qui ne peut plus fonctionner aujourd'hui tant le paysage politique et idéologique a muté, tant le PS est aussi affaibli depuis le 21 avril 2002.
Si M. Aubry avait encore l'illusion qu'on peut se baigner deux fois le même fleuve à douze ans d'intervalle, elle ne l'a plus. La Première secrétaire a reçu une fin de non recevoir d'abord des Verts qui ne veulent plus être les supplétifs du PS depuis leur score historique aux européennes, ensuite des communistes alliés à J-L. Mélenchon qui parle d'une comédie notamment sur les accords avec le Modem. Enfin, refus du PRG et de son président J-M. Baylet qui met en garde le PS contre sa tentation hégémonique.
Triple refus, cinglant pour Aubry qui a désormais l'obligation de créativité pour tenter de redonner l'envie du Parti Socialiste, de ses idées et de ses leaders. En septembre elle va entamer une tournée à la rencontre des français...de la démocratie participative pure ...pour tenter de trouver la clé, de faire du neuf avec du neuf.
F.Degois (France Inter)
Maison commune: qui n'en veut?
Verts, Parti de gauche, PRG, aucun ne veut de la « maison commune » que Martine Aubry leur a proposé de bâtir. C’est que cette idée rappelle sans oser le dire la« gauche plurielle » des années Jospin. C'est un peu comme si celle qui en fut un symbole fort venait de sortir d'un profond coma. Sans se rendre compte que depuis le 21 avril 2002 les choses ont changé, que le leadership du PS à gauche n'est plus aussi évident depuis 1997.
Cette proposition, en dehors d'être intempestive, arrive à contretemps, c'est à dire après et non pas avant les européennes. Elle arrive si tardivement qu'elle est reçue presque comme une insulte chez les partenaires du PS.
M. Aubry a contacté pour la première fois la secrétaire des Verts...le lendemain du second tour des européennes! Même chose au PRG qui a vu arriver B. Hamon après le 7 juin! Alors qu'en amont du scrutin, le PRG n'avait pas eu le choix : avec le PS ou sans lui! Pour ce qui était du programme, pas la peine d'en discuter...il y avait le Manifesto!
Du côté du PC, ce n'est pas mieux : qui de Bartolone, SN aux relations extérieures, ou de B. Hamon, pour diriger le chantier de la "maison commune"? Le PC y perd sa boussole.
Mais non content d'abimer encore un peu plus ses relations avec ses partenaires traditionnels, cette initiative creuse les divisions au sein du PS : les barons locaux n'ont pas apprécié que la "patronne" aborde ce rassemblement "sans préalable"!(cf sa lettre aux autres responsables politiques).
Ou quand on cherche l'union on récolte l'inverse: la division jusque dans son propre camp.
eag64 & M.
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