31.05.2009
Ségolène Royal plaide pour les « États-Unis d’Europe » dans l’indifférence médiatique
Dans un vrai discours de combat, elle invite le Parlement européen à se transformer en constituante : « n’écoutez pas ceux vous dirons que ce n’est pas votre mandat : les délégués des États généraux n’avaient pas non plus reçu mandat de déclarer les Droits de l’Homme, pourtant ils l’ont fait. N’hésitez pas, députés socialistes, à faire entre l’Europe dans l’histoire. Appelez les parlements nationaux en renfort (…), appelez les peuples en soutien ». « Nous voulons plus d’Europe, nous voulons une Europe de plus », a-t-elle martelé : « vous devez faire l’Europe unie, l’Europe unie des peuples d’Europe ».
Un discours courageux qui rompt avec le ronron de la campagne, mais dont aucun média (hormis Bernard Guetta dans sa chronique sur France Inter vendredi matin) n’a pourtant parlé. Presse écrite, télévision, radio se sont contentées de commenter la mise en scène de la réconciliation entre « Ségolène et Martine » destinée à sauver le soldat socialiste en perdition, décrivant même parfois les tenues des deux adversaires provisoirement amies. Je n’ai découvert ce discours que tardivement parce qu’un journaliste de mes amis a attiré mon attention sur la véritable révolution qu’il constituait. Devant un tel black out médiatique, comment s’étonner que l’abstention sera sans doute le grand vainqueur d’un rendez-vous pourtant fondamental pour l’avenir? Le discours de Royal avait pour but de lancer un vrai débat sur le projet européen : faut-il revenir à l’État nation, s’en tenir à l’existant ou accélérer le mouvement, face aux crises qui ravagent le monde ? Manifestement, personne n’a envie d’un tel débat, que ce soit du côté des politiques ou des journalistes. Le citoyen n’est pas censé s’intéresser au fond.
J.Quatremer
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30.05.2009
L’Alphabet du goût juste
Au régime? Lisez «Lettres de goût», dictionnaire gastronomique et sensoriel. Une vraie friandise qui ne fait pas prendre un gramme.

Un petit chef-d’œuvre que ce dictionnaire gastronomique et sensoriel dédié au répertoire gourmand d'un philosophe dont la pensée définit, depuis cinquante ans déjà, les bases du goût juste. Jacques Puisais, œnologue et gastronome, nous livre ici, sous la plume de notre confrère et complice Denis Hervier, une poignée de mots riches en messages et en observations. Le sage de Chinon y énumère toutes les émotions verbales que la table française lui inspire pourvu que l'assiette soit à l'écoute du verre. De «Accord», qui marie toujours la géographie et le plat, à «Zèbre: lorsqu'un vin s'en va tout de suite [fluet, plat], on dit qu'il file comme un zèbre», le Pr Puisais revisite sans concession, ni méchanceté, le paysage gustatif en assenant ici et là, en une ou deux phrases, quelques vérités faisant plaisir à lire. Une friandise que l'on déguste lettre à lettre sans satiété.
Lettres de goût. L'abécédaire de Jacques Puisais, de Denis Hervier, éd. Féret. 141 p., 18 €.
P.L.
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Les 1ers ATELIERS D'ÉTÉ de « l'espoir à gauche »
Chers(es) Amis(es), Chers(es) Camarades,
Les premiers ateliers d’été de « l’espoir à gauche » se tiendront à Marseille, où nous accueillent Jean-Noël Guérini, Patrick Mennucci et la Fédération des Bouches-du-Rhône, les vendredi 21 et samedi 22 août 2009 dans le Parc du Pharo.
Plus ancienne ville de France, Marseille était, au temps de la conquête de la Gaule, une république. La cité Phocéenne, symbole d’une France métissée et diverse où avant tout l’on est « fier d’être Marseillais », a toujours gardé ancré en elle ces valeurs républicaines. Voilà pourquoi, nous avons choisi cette ville pour y faire notre rentrée politique.
Dans la continuité de notre 1ère journée de réflexion « Démocratie(s) » organisée au Sénat, ce sera l’occasion de travailler collectivement, sur le fond, avant une nouvelle année politique chargée mais aussi de se retrouver dans une ambiance chaleureuse.
C’est dans cet esprit de travail et de convivialité que la journée de débats du vendredi, qui commencera dans la matinée, se terminera par une soirée sur l’île de Frioul et celle du samedi, à l’auditorium ou dans le parc du Pharo avec un grand meeting de clôture.
Notre objectif durant ces deux jours sera de contribuer à construire ensemble les conditions d’une nouvelle majorité alternative pour gouverner la France, face à une droite aussi injuste qu'inefficace.
Notre travail sera organisé autour de trois grandes tables rondes qui porteront sur :
- le nouveau modèle de développement économique, social et culturel,
- l’élaboration d’un nouveau contrat social,
- la révolution démocratique (6ème République, primaires de la gauche...).
Dans le choix des intervenants, place sera faite aux membres d’associations, aux syndicalistes, aux chefs d’entreprises, aux chercheurs et intellectuels portant des thèses trop peu considérées ou débattues et à des responsables de tous les partis allant de la gauche de la gauche au MoDem.
Enfin, nous vous invitons à d’ores et déjà à débattre des thématiques de cette Université d’été sur le réseau social notre.espoir-a-gauche.fr ainsi que sur les blogs du Pôle Idées.
Votre participation sera la clé de la réussite de cet évènement. Alors inscrivez-vous nombreux sur notre site : http://www.espoir-a-gauche.fr/!
Amitiés Socialistes et Rénovatrices
| Vincent Peillon | Jean-Louis Bianco Président des 1ers Ateliers d’été |
16:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.05.2009
Ségolène Royal, meilleure communicante !

Manifestement, ce n’est pas le succès de la retransmission du meeting de Rezé qui infirmera cette réalité puisque pour la première fois, le PS a vu ses serveurs sauter du fait d’un trop grand nombre de connexions.
Le classement donne sur 37 personnalités :
1- Ségolène Royal
2 - Olivier Besancenot
3-4 Xavier Bertrand et Jean-François Copé (ex aequo)
5 - François Bayrou
Certains devraient lire un peu plus ses discours… Dans le même temps, ce n’est pas une nouveauté, il est toujours plus facile de se contenter des petites phrases de l’AFP que de faire une lecture intégrale d’un texte. Qui avait lu la contribution de Ségolène Royal pour le congrès de Reims?
d'après M.Vasseur.
16:08 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Qui a dit n°2(la solution)
«Tous les éléments de division nous font perdre des voix»...
La réponse : Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne, au secrétariat national du 26 mai.
Pas de gagnant...rendez-vous très vite pour une nouvelle énigme!
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Le SPD se rallie à la candidature de Barroso
Franz Müntefering, le patron du parti social-démocrate allemand, a estimé hier, à Berlin, que le conservateur José Manuel Durao Barroso, actuel président de la Commission, est un « homme de confiance, un politicien qui a beaucoup d’expérience. Nous comprenons que nos amis portugais le soutiennent (pour un second mandat) ainsi que l’Espagne », deux gouvernements socialistes. « Nous l’assumons », a-t-il déclaré à un groupe de journalistes, selon l’agence Reuters.
Pour l'ancien vice-chancelier allemand, il n’est pas question de désigner un socialiste pour s’opposer à lui : « pourquoi le ferions-nous ? Il faudrait être naïf pour le faire. Il y a 27 États membres et 21 d’entre eux sont gouvernés par des conservateurs. Et au moins deux autres, l’Espagne et le Portugal sont pour Barroso. Pensez-vous que les quatre autres pourraient imposer un challenger ? » Au passage, il oublie que Gordon Brown, lui aussi socialiste, soutient Barroso. « Je ne vois pas qui pourrait le stopper s’il est à nouveau désigné par les gouvernements conservateurs ».
Müntefering semble faire une croix sur le Parlement européen qui doit pourtant confirmer la désignation de Barroso, d’abord à la majorité relative des présents puis, si le traité de Lisbonne entre en vigueur, à la majorité absolue de ses membres. Un oublie curieux, puisqu’il est possible qu’une majorité de circonstances bloque son renouvellement. Mais, à l’Élysée, on n’y croit guère : « nous sommes les seuls en France à émettre des réserves sur Barroso ». Pour mon interlocuteur, les eurodéputés se plieront aux consignes nationales. Müntefering montre d’ailleurs qu’il est déjà en train de négocier le vote du SPD en faveur de Barroso: il veut obtenir en échange de son soutien le poste de commissaire européen pour Martin Schulz, l’actuel président du groupe socialiste au Parlement européen…
J.Quatremer
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28.05.2009
Rezé : une belle unité en trompe - l'oeil?
Deux femmes debout contre les sondages: Martine Aubry et Ségolène Royal.
Six mois après le congrès de Reims, les deux anciennes rivales pour le poste de premier secrétaire ont fait estrade commune à Rezé, près de Nantes, pour un meeting commun - le premier - préparé au millimètre près, devant près de 3.000 personnes.
L'image des deux dirigeantes, marchant un peu crispées côte à côte puis se faisant la bise sur scène, a été immortalisée par près de 80 photographes soit le double d'un meeting national du PS pour les européennes, selon la direction du parti.Tour à tour, elles ont fait assaut d'amabilités à la tribune, quitte à en faire un peu trop pour tourner définitivement la page du congrès, échangeant même des cadeaux comme gage de leur réconciliation.
Sur scène, Martine Aubry a offert une statuette africaine qu'elle a baptisée "femme debout", le surnom donné à sa rivale aux Antilles. Ségolène Royal a choisi de remettre son présent dans les coulisses: une porcelaine Deshoulières, une entreprise menacée de plan social dans la Vienne.
La présidente de Poitou-Charentes a salué "notre chère première secrétaire", élue en décembre avec 102 voix d'avance sur elle.
"Quel bonheur de vous retrouver ce soir! A côté de toi Martine, vaillante dans cette campagne", a affirmé Ségolène Royal avant le discours du premier secrétaire.
Leurs discours - 30 minutes pour Royal, 46 pour Aubry - se complétaient.
A la première, l'appel à la participation, l'unité des socialistes, les grandes valeurs de la gauche et à Martine Aubry les propositions socialistes pour l'Europe et les attaques contre Nicolas Sarkozy ou Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP.
22 heures, tout se termine par une bise et les mains une nouvelle fois jointes. Les militants socialistes, qui attendaient cette affiche depuis des mois, sont ravis.
Un militant tout aussi content mais inquiet : « J’espère que tout ça, ce ne sont pas seulement des sourires de façade. »
Reste à savoir si cette réunion de famille sera de nature à inverser la tendance des intentions de vote, qui ont tendance à s'éroder. Les socialistes n'affichent plus depuis longtemps leur volonté d'égaler leur score historique de 2004 (28,9 %), ni même celle d'arriver en tête devant l'UMP, créditée d'environ 26 %. Les études d'opinion placent toujours le PS derrière l'UMP à 20%.
Des chiffres que Martine Aubry relativise en petit comité, mettant en avant le redémarrage de la machine après les déchirements du congrès.
"Si on n'avait pas fait ce boulot, on serait sans doute au score de (Michel) Rocard", qui avait obtenu 14% des suffrages en 1994, fait-elle valoir.
AL - LM
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27.05.2009
Ségolène Royal lance un appel aux "Etats-Unis d'Europe"
Face à la crise, "il faut que les peuples s'unissent", "il faut que les députés donnent l'exemple de l'union et le signal de la marche en avant", a déclaré la finaliste socialiste de l'élection présidentielle de 2007 devant quelque 2.500 militants réunis à Rezé, dans l'agglomération nantaise, pour un meeting de la campagne des élections européennes du 7 juin.
"A vous de décider que le moment est venu de créer les Etats-Unis d'Europe, c'est vous qui le ferez", a poursuivi Mme Royal. "Ce jour viendra, sinon l'alternative vous la connaissez parfaitement: ou l'Europe marche vers l'unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes".
La présidente de la région Poitou-Charentes a comparé la situation d'aujourd'hui à celle de 1789 quand les Etats généraux se sont réunis, lançant la Révolution française. "Les délégués des Etats généraux n'avaient pas mandat de décréter les droits de l'homme, pourtant ils l'ont fait!", a-t-elle rappelé.
Ségolène Royal n'a pas précisé les contours de ces "Etats-Unis d'Europe". Mais son appel reprenant la vieille idée de Victor Hugo des "Etats-Unis d'Europe" semble aller au delà du manifeste socialiste pour les élections européennes du 7 juin, et du traité de Lisbonne en cours de ratification par les Vingt-sept.
AP
21:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Qui a dit?
«Tous les éléments de division nous font perdre des voix»
La(le)gagnant(e) a droit à toute notre estime!
19:16 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Autopromotion
"...Je vois que tu es fidèle dans la diffusion des articles et des lettres de EAG, c'est vraiment important ce que tu fais pour motiver les troupes, l'information c'est un vrai boulot..."
19:15 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note