17.12.2009
Pleure pas Rachida...
C'était courru d'avance : Dati s'ennuie à Bruxelles loin de la Cour de France et de ses misérables intrigues d'arrivistes et de lèche-culs cultivés comme des bactéries anaérobies dans l'étuve du pouvoir absolu élyséen.
Là bas, quoique les Français pensent de Bruxelles, il n'y a pas de révérence aristocratique. Etre ancien ministre n'impréssionne personne et ne confère aucune pré-séance.
Rachida Dati l'a appris à ses dépens en voulant s'attribuer le rapport sur les hedges funds, au nom de son rang d'arriviste sous protectorat élyséen, à l'insu de son collègue Gauzès qui n'avait que sa compétence incomparable à lui opposer.
La loi du Parlement Européen n'est pas celle de la pathétique démocratie féodale française: elle a été priée de prendre la file d'attente et de faire ses preuves avant de la ramener.
On comprend qu'elle ne comprenne plus rien à la politique. En France c'est tellement différent et plus civilisé: il y a ceux qui travaillent et ceux qui amusent la galerie médiatique.
En Europe, chez ces barbares libéraux cosmopolites et interlopes, il faut d'abord travailler pour pouvoir commenter. Et en plus il faut signer sa présence à Bruxelles ou à Strasbourg, le mardi et le mercredi, au moment où l'on courtise et intrigue à Paris dans les Partis politiques!
Moi, ce que je peux lui conseiller à Rachida, c'est de cesser de pleurnicher à Bruxelles au milieu de Polonais , Allemands de l'est, Portugais, Espagnols, qui ont connu les geôles de pouvoirs totalitaires et de camper à l'UMP pour se refaire une santé nationale.
C'est infiniment plus productif pour sa carrière que de bader le journaliste européen qui ne s'intéresse qu'à des insignifiants besogneux.
Elle ne sera pas la seule, et la France lui en sera infiniment plus reconnaissante....Pleure pas Rachida!
Gilles Savary
Bonus humour!

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16.12.2009
Cooptation quand tu nous tiens !
Les déclarations de François Hollande, dimanche dernier, sur les Primaires sont proprement hallucinantes. Sa proposition tient en un mot : cooptation !
En s’opposant à la liberté de candidatures, il exprime mieux que personne l’état d’esprit qui s’est installé depuis trop longtemps au Parti socialiste. Il existerait ainsi « un club des présidentiables » auto-désignés, limité à 4 ou 5 personnalités, dont les principaux mérites seraient d’avoir accumulé les échecs nationaux ; des hommes et, accessoirement des femmes, qui se reconnaitraient à quelques traits particuliers : « ancien » ministre, « ancien » président de l’Assemblée, « ancien » Premier secrétaire du Parti socialiste etc. Et c’est avec cet « ancien » que l’on voudrait faire du neuf ! Sans verser dans le populisme que ce type de déclaration pourrait encourager, rappelons simplement ce qu’est la vocation des Primaires : désigner un candidat à la Présidentielle sur la base la plus large, aussi bien du point de vue du corps électoral que des candidatures potentielles. Tout système de pré-sélection serait, à priori, inacceptable d’autant plus que celui-ci serait mis en œuvre par l’appareil socialiste qui a montré depuis longtemps et, encore récemment, qu’il ne présente ni les garanties de professionnalisme, ni celles d’objectivité pour y prétendre…
La pré-sélection, ce sont les millions de sympathisants que nous appellerons à voter qui doivent pouvoir l’effectuer. Si l’on veut que cette désignation soit incontestable et plus encore, que des têtes nouvelles émergent, alors il faut laisser à chacun la liberté et la responsabilité de se présenter et laisser à chaque électeur la liberté et la responsabilité de choisir.
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15.12.2009
Les dépenses d’avenir
Que penser du grand emprunt dont les détails ont été dévoilés hier par Nicolas Sarkozy ?
Ce n’est pas le choix des dépenses de cet emprunt qui sont à remettre en cause (encore qu’il s’agira de vérifier dans le volet "recherche" que cet argent ne subventionne pas davantage des entreprises bien portantes qui pourraient "privatiser" des recherches financées par l’État). La plupart des priorités paraissent correspondre à des investissements nécessaires, longtemps oubliés, y compris par ce gouvernement depuis 2007. Nicolas Sarkozy redécouvre la nécessité de l’action publique.
Chaque jour l’État français emprunte déjà près d’un milliard d’euros. Ce grand emprunt est donc une grande dette.
Il aurait été nécessaire de ne pas "saucissonner" les décisions entre le plan de relance d’un côté, budget ensuite et enfin grand emprunt.
L’endettement s’est emballé et la crise est loin de tout expliquer. Les choix fiscaux, économiques et budgétaires sont les principaux fautifs.
Si on supprimait le paquet fiscal, cela représenterait une ressource de 60 milliards d’euros sur 4 ans. Si l’on annulait la baisse de la TVA sur la restauration, cela représenterait un gain de 12 milliards d’euros sur cette même durée.
Avec ces deux ressources, il y aurait largement de quoi financer les dépenses d’avenir.
Notons qu’aucun autre gouvernement n’a repris cette "idée géniale" née dans un bureau de l’Élysée consistant à rajouter de l’emprunt à l’emprunt…
Jean-Louis Bianco
Bonus humour

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13.12.2009
Pourquoi tant de haine?
On ne peut que rester ébaudi par l’entretien de Ségolène ROYAL, mené « tambour rampant » par Jean- Pierre Elkabach, sur Europe 1. Un ton sarcastique destiné uniquement à ridiculiser la Présidente de la Région Poitou -Charentes.
Servile jusqu’au bout des mots, Elkabach entreprend, sans artifice, la démolition politique pour laquelle il se croit investi. Allant jusqu’à maltraiter verbalement son invitée, comme pour démontrer à ses auditeurs qu’elle est à ce point insignifiante, qu’il peut tout s’autoriser. Mettant toutes les réponses de Ségolène Royal en doute, tentant de la mettre en difficulté et espérant la voir sortir de ses gonds. Manque de chance, la dame est solide. Elle a très rapidement perçu le jeu pervers auquel se livre l’intervieweur, évite soigneusement de lui donner du grain à moudre, de sorte que le trublion en devient bien plus ridicule que celle qu’il aurait voulue comme sa victime.
Je me souviens d’un temps que les moins de vingt ans, etc. quand Elkabach forgeait sa réputation sur le faire valoir G. Marchais. Ce qui à l’époque passait pour de l’audace, et n’était qu’impertinence, se révélait à la faveur de la faiblesse politique de son interlocuteur.
Il en va tout autrement avec la candidate de 2007. Sa popularité, n’en déplaise à l’empressé, fait d’elle le coche et du turbulent journaliste, la mouche. Mais il apparaît, à la lumière de cet entretien, parmi tant d’autres, une volonté malsaine de souscrire à la démarche de démolition quasi unanime visant à discréditer tant les propos que les actions de Ségolène Royal.
Gauche et droite de concert, animées d’une même et machiavélique intention : l’écarter de la course à la présidentielle. Ceux qui orchestrent cette éviction programmée ne sont pas uniquement des « iznogoud » de la politique voulant être califes à la place du calife. C’est une véritable coalition de professionnels qui redoutent que S. Royal fasse s’écrouler l’édifice nourricier en dénonçant les inepties qui le président, en matière de clientélisme et de petits arrangements entre amis.
A preuve, le taux exceptionnel d’abstention lors du vote militant pour valider les listes aux régionales du PS. Ce désintérêt est le révélateur de leur lassitude d’être en permanence instrumentalisés au seul bénéfice de quelques élus. Le triste spectacle du congrès de Reims, le permanent spectacle d’équilibriste mal assuré que nous livre la direction du Parti socialiste sont, parmi bien d’autres, autant de raisons d’écarter la Présidente du Poitou - Charentes avant que l’avenir ne donne raison à son désir…..de vérité.
C. Espinossa
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11.12.2009
"L'avenir sera vert ou l'avenir ne sera pas. Et il est entre nos mains..."
L'heure est grave. Ce n'est un secret pour (presque) personne.
La question climatique est une urgence. L'objectif de la prochaine Conférence de Copenhague, qui a commencé lundi et se poursuit jusqu’au 18 décembre, est de trouver un accord qui prendra la suite du Protocole de Kyoto et qui soit réellement ambitieux et contraignant pour la période 2013-2017. Il s'agira alors de prendre des mesures pour contenir le réchauffement climatique en deçà des 2°C, de revenir à une concentration de CO2 en dessous de 350 ppm et d'éviter l'emballement climatique, sur les recommandations du GIEC, prix Nobel de la Paix 2007.
Partout, dès aujourd'hui, les citoyens du monde se voient exposés aux conséquences du réchauffement climatique. Inondations, tempêtes, ouragans; personne n'est à l'abri. Les conséquences seront encore plus désastreuses dans les années à venir si nous ne faisons rien: des îles et des pays risquent d'être rayé(e)s de la carte, des millions de réfugiés migreront vers des endroits plus « habitables », des milliers d'espèces pourraient disparaître, notre santé serait menacée...
Les gouvernements du monde doivent ainsi prendre des engagements forts et ambitieux. Un accord trop mou et non contraignant serait fortement préjudiciable pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il est dès aujourd'hui important d'agir pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au minimum 40% pour les pays industrialisés, la lutte contre la déforestation, et l'aide aux pays en voie de développement de s'adapter aux contraintes climatiques et de choisir un développement « soutenable ».
Nous disposons de plusieurs leviers pour agir. Au niveau international, les pays doivent prendre des engagements clairs comme nous l'avons déjà expliqué. Malgré la période de réchauffement, les pays ne doivent pas être frileux à l'idée d'aider les pays en développement à s'adapter. La mise en place d'une taxe Tobin « verte » telle qu'elle est évoquée aujourd'hui serait une bonne chose car elle permettrait de financer une grande partie de l'effort que les pays en voie de développement doivent accomplir. En outre, la mise en place d'une gouvernance et d'un organisme mondial de lutte contre le réchauffement climatique disposant de moyens contraignants tels que les ont les organisations mondiales du commerce ou de la santé est plus que nécessaire. Au niveau communautaire et au national par la suite, nous devons nous doter d'outils permettant la mutation de notre économie vers un modèle plus écologique, responsable et solidaire. Les pays de l'Union Européenne doivent se doter d'un cadre législatif adapté et ayant comme objectif la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre (lois sur l'urbanisme, …).
Nous devons aussi avoir le courage de nous doter d'une fiscalité écologique et qui soit en même temps juste socialement pour tous les citoyens. La France doit se donner les moyens d'une fiscalité qui taxerait fortement les produits les plus polluants (à condition que des alternatives à ces produits existent) et qui privilégieraient les produits les moins polluants. Les bénéfices de ces taxes seraient alors redistribués au profit de la recherche dans les nouvelles éco-technologies et dans le développement des alternatives. Cet impôt aurait deux objectifs clairement définis telles que le changement de nos comportements ainsi que le financement d'investissement à moyen et long terme sur les économies d'énergie et les énergies renouvelables. D'autres politiques structurelles seront nécessaires telles que l'éducation par exemple.
Tandis que se jouera pendant 15 jours à Copenhague l'avenir de la Planète, nous, citoyens, pouvons dès à présent prendre des initiatives pour lutter contre les dérèglements climatiques. Au quotidien, lorsque nous allons étudier, travailler, faire les courses, pendant nos loisirs ou chez nous tout simplement, nous pouvons agir en privilégiant lorsque nous le pouvons la marche à pied ou les transports en commun, en faisant des économies d'énergie, en achetant des produits locaux et de saisons: en consommant mieux tout simplement. Nous devons aussi lutter contre la pollution lumineuse notamment en cette période de fêtes de Noël et apostropher nos élus pour qu'ils mettent en place de réelles politiques de développement durables et soutenables. Surtout et avant tout, pour que Copenhague soit un succès, mobilisons-nous, ainsi que tous les gens autour de nous, en demandant à nos dirigeants qui se rendent à Copenhague de tout faire pour qu'il y ait la signature d'un accord ambitieux et contraignant.
L'avenir sera vert ou l'avenir ne sera pas. Et il est entre nos mains...
Les Jeunes d'avenir
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10.12.2009
Le Bristol après le Fouquet’s
Après les sondages électoraux de l’UMP payés par l’Elysée et donc par le contribuable, les « cocktails premier cercle » de l’hôtel Bristol avec le Chef de l’Etat pour récolter des fonds pour l’UMP ?
La question de la légalité des dons recueillis par l’UMP n’est-elle pas posée à partir du moment où les généreux donateurs obtiennent une contrepartie liée aux responsabilités institutionnelles de Nicolas Sarkozy, qu’il s’agisse d’un dîner avec le Chef de l’Etat ou bien de la promesse de ne pas remettre en cause le bouclier fiscal ?
La mobilisation désormais récurrente des moyens et des fonctions institutionnelles de la République pour le profit particulier d’un parti politique, en l’occurence l’UMP, est en tout cas une grave entorse aux règles élémentaires de la démocratie et au principe de participation équitable des partis à la vie démocratique garanti par l’article 4 de la Constitution.
Delphine Batho
Députée des Deux-Sèvres
BONUS: Ségolène Royal sur Europe1 ce jeudi: Une cohérence politique indéniable.
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03.12.2009
Vote du Jeudi 3 décembre 2009
Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,
A plusieurs reprises, nous vous avons alertés sur la façon dont se constituait la liste des candidats socialistes pour les prochaines élections régionales, loin du regard des militants et sans qu’un véritable débat puisse avoir lieu, au sein même de notre courant. La volonté d’exclure de cette liste un certain nombre de candidats, pourtant particulièrement représentatifs de notre mouvement à Paris, était révélatrice de ce qui est apparu au grand jour au niveau national, à travers les propos de Vincent Peillon.
Vous avez été très nombreux à répondre à notre appel, pour apporter votre soutien à Ségolène Royal et à l’objectif qu’elle a fixé - rendre l’Espoir à gauche aux militants et leur permettre de choisir démocratiquement leurs représentants ; mais aussi pour refuser la mise à l’écart des partisans de Ségolène Royal et apporter votre soutien à la candidature de Dominique Bertinotti.
Cet appel, http://www.militants-avec-segolene.fr/appel-eag75.pdf, signé par plus de 300 militants parisiens, issus de toutes les sections...n’a pas été entendu et la liste qui a été adoptée par le Conseil fédéral mardi dernier (malgré une forte contestation, qui n’est pas venue seulement de nos rangs) n’est pas une liste de rassemblement de l’ensemble des socialistes parisiens. En sont exclus, outre Dominique Bertinotti – ce qui revêt une dimension symbolique forte, compte tenu du soutien que lui avait apporté Ségolène Royal - tous nos secrétaires de section et d’autres candidats très implantés dans leurs arrondissements mais qui avaient le tort d’être des soutiens affichés de Ségolène Royal ou de revendiquer un fonctionnement véritablement démocratique de notre courant.
Parce que nous considérons que la liste sur laquelle nous sommes appelés à voter le 3 décembre n’est pas une liste de rassemblement de tous les socialistes,
Parce que nous voulons que les militants qui portent une autre conception du parti soient respectés,
Nous vous invitons à faire entendre votre voix le 3 décembre prochain et à vous prononcer contre cette liste.
Si les militants votent majoritairement contre cette liste, Rémi Féraud et Jean-Paul Huchon devront proposer pour Paris une liste alternative, tenant compte des propositions que nous leur avons faites pour rassembler les militants le plus largement possible.
Amitiés socialistes,
Philippe Allard, Didier Antonelli, Dominique Bertinotti, Lucile Bourquelot, Razak Ellafi, Patrick Gerente, Daniel Grande, Marie Grau, Vincent Jechoux, Mounir Mahjoubi, Philippe Moine, Dacia Mutulescu, Annie Novelli, Thierry Perran, Heidi Rançon-Cavenel, Danièle Seignot, Etienne Traisnel, Jean-Jacques Vacher…
Représentants de la motion E dans les instances fédérales
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30.11.2009
Le PS? Aux abris... toujours
Pendant que les partis politiques s'écharpent dans le piège que s'est tendu à lui-même Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, on assiste à un gag de première ampleur sur la vaccination contre le virus H1N1. Alors que les français, longtemps hésitants s'y rendent en masse, voilà que la machine sanitaire s'embouteille parce que le Gouvernement refuse de faire appel aux medecins généralistes de peur ( bien fondée) qu'ils ne grèvent les comptes de la sécurité sociale.
Ainsi a-t'on pu voir samedi soir au journal de 20 heures une infirmière en retraite de 72 ans reprendre du service pour la bonne cause dans un de ces de ces centres de vaccination improvisés mis en place par Roselyne Bachelot.Il s'en est suivie une joute surréaliste entre la Ministre de la santé et le représentant national des mèdecins libéraux qui a eu le front d'affirmer que la vaccination par les medecins de ville ne coûterait rien aux français. Et pour cause, puisque la sécu serait invitée à les rembourser des 22 euros d'une consultation chez leur généraliste! Ce qui est ébouriffant c'est qu'il ne soit venu à l'idée de personne de réquisitionner les medecins pour une telle cause sanitaire nationale!
Tout cela me rappelle l'agacement de mes collègues parlementaires européens vis à vis du complexe de supériorité français en matière de services publics. Le moins que l'on puisse dire est qu'il y a bien longtemps que l'esprit de service public n'anime plus la medecine française. Cet épisode du H1N1 n'est que la caricature d'une medecine qui ne veut plus exercer en milieu rural et préfère renvoyer ses patients au 15 ou aux urgences, plutot qu'à un remplaçant pendant le week-end et les vacances.Mais chut! les medecins , ça vote et ça fait voter!
Et Roselyne Bachelot de noyer le poisson en expliquant que leur surmenage ne leur permet pas de vacciner!! Il me revient un dialogue avec un eurodéputé britannique qui m'avait médusé : "c'est vrai que votre système de santé est meilleur que le notre, parce qu'il est privé!" m'avait il dit..Je me demande aujourd'hui s'il avait bien vu juste! En tout cas c'est un beau sujet d'identité nationale, non? Mais..pas touche!...
Et mon cher parti socialiste? aux abris..toujours.
Gilles Savary
11:24 Publié dans TRIBUNE LIBRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.11.2009
Le gouvernement ne connait pas la crise
Alors que le gouvernement mène une politique drastique de réduction du nombre des fonctionnaires dans les administrations, l’analyse approfondie du document budgétaire consacré aux cabinets ministériels montre que les effectifs globaux des cabinets ont augmenté, eux, de 11,1% en 2009.
S’agissant des rémunérations, l’augmentation atteint la progression vertigineuse de 56,8% (38,6 millions d’euros contre 24,6 millions en 2008).
En outre, les indemnités de sujétions particulières (autrement dit les primes de cabinet) augmentent de 20,6% (31,7 millions en 2009 contre 26,2 millions en 2008). Ces augmentations démesurées sont incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français.
Pendant qu’il réduit les moyens humains et matériels de ses administrations, le gouvernement ne cesse d’augmenter son train de vie : les emplois d’intendance (cuisiniers, hôtellerie) augmentent de 17,8% et on compte un chauffeur pour deux collaborateurs de cabinet !
Quelle confiance peut-on accorder à un gouvernement dont la devise est :
« Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. » (en savoir plus)
René Dosière
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26.11.2009
PS: ils le font exprès?
On n'a pas vraiment compris pourquoi c'était si grave. Ségolène Royal s'est donc invitée à la rencontre entre socialistes, communistes, Verts et MoDem, organisée à Dijon par Vincent Peillon. Et alors? Certes, ce n'est pas bien élevé de débarquer dans une fête quand on n'a pas été invité. Mais de là à en faire une telle histoire, à employer des mots d'une telle violence, poissés de machisme. Vincent Peillon a beau jeu de dire que cet épisode a occulté le fond du débat qu'il avait initié. Mais s'il avait relativisé l'évènement au lieu de le monter en épingle, on n'en serait pas là. A ce point d'accablement où se trouvent tous ceux qui désespèrent de voir la gauche se ressaisir enfin.
On peut évidemment trouver un avantage à ce genre de bisbilles. C'est qu'elles fassent des morts. Beaucoup de morts. Et autant de ménage dans le trop-plein de candidats au leadership du PS. Voire qu'elles finissent par provoquer l'éclatement d'un parti indigne de ses responsabilités historiques. Car le problème est bien là, et l'épisode Royal-Peillon l'éclaire de façon caricaturale. Tant que le PS n'aura pas désigné son chef de file pour les prochaines présidentielles, le pitoyable feuilleton de sa décomposition se poursuivra inexorablement.
Les institutions de la Vè République, qui associent la prééminence du président élu au suffrage universel, et leur pratique récente par un N. Sarkozy concentrant et incarnant comme jamais tous les pouvoirs, poussent évidemment à la guerre de personnes plutôt qu'au débat d'idées, au choc des égo plutôt qu'à la mise en place d'une équipe et d'un projet. L'attitude de certains médias, enfin, à l'affût de la querelle bien saignante et de la petite phrase assassine, n'arrange pas les choses. Qui, la semaine dernière, a rendu compte du contenu du débat sur l'éducation organisé par Vincent Peillon et ses invités? .../...
La crise que nous traversons signe l'échec du capitalisme financier et de la théorie monétariste selon laquelle le marché s'auto-équilibrant naturellement, toute intervention de l'Etat, toute tentative de régulation ne pourraient être que nuisibles. Comment ne pas voir qu'il y a là un boulevard pour la gauche?
.../... Les changements climatiques en cours sont non seulement porteurs de catastrophes naturelles, mais aussi de guerres et de conflits sociaux d'une ampleur inusitée. Il y a ainsi urgence à penser le rôle des Etats et des organisations internationales face à ces défis qui dépassent de très loin les compétences du seul marché. Il y a urgence à revoir nos modes de production et de consommation, nos conceptions purement quantitatives de la croissance et du progrès. Il y a urgence à redéfinir notre démocratie pour que chaque citoyen, chaque usager, chaque consommateur soit en mesure de faire entendre sa voix. Au moment où le capitalisme, soutenu par l'actuelle majorité, montre clairement ses limites, c'est cette réflexion que l'on attend de la gauche en général, et du parti socialiste en particulier.
Michel Abescat - Télérama
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